Ostie que le monde est plate

Où que nous allions dans la vie, il est toujours plus convenable, et même très préférable (pour ne pas tout simplement dire fortement recommandé) de garder son linge sur son dos, et de ne se dévêtir totalement que dans l’intimité de son chez-soi, et dans le noir, le soir tard si possible, ou enfin. Mis à part les plages nudistes et les bars de danseuses, la règle générale du « il faut s’habiller avec du linge » vaut pour au moins pour 100% des lieux publics, et ce quasiment partout dans le monde, de même que pour les endroits les plus reculés et élevés de la Terre.

En effet, nous apprenions récemment que l’association népalaise d’alpinisme vient d’interdire la nudité sur l’Everest, de même que toute tentative de record funny dans le même genre sur la fameuse montagne. Ce nouveau règlement très nécessaire au maintient de l’ordre public et de la bienséance en nature a été instauré après qu’un alpiniste ait affirmé être devenu l’homme nu le plus haut au monde en se dévêtant complètement pendant plusieurs minutes au sommet du célèbre mont*. Ce beau manque de tenue, de savoir-vivre, bref, ce comportement nettement irrespectueux, inconvenant et malsain est une autre preuve saisissante que la société est malade, ont pensé les gens de l’association népalaise d’alpinisme. « Nous n’avons pas d’autre choix que d’interdire ces élans d’aliénation au sommet de notre montagne, c’est une question de gros bon sens » ont-ils ajouté, bien que le lieu demeure actuellement inhabité, et qu’en 50 ans, moins de 4 000 personnes ont mis les pieds au sommet de cette montagne.

Heureusement pour les exhibitionnistes et les voyeurs de ce monde, alpinistes ou non, qui préfèrent garder l’anonymat, vu l’inacceptabilité de la chose qu’est le déshabillement, le montrage du génital, des organes cochons et le regardage de monde à poil en général, il existe la pornographie sur l’internet et la télé-réalité sur toutes les bonnes chaînes de tv, deux industries parfaitement légales et qui, ceci étant dit, roulent sur l’or d’une façon formidablement internationale, et comptent leurs spectateurs non à coups de quelques milliers en un demi-siècle, mais plutôt à coups de millions chaque jour, et ce partout à travers le monde. Récapitulons donc : vous avez le droit de fourrer dans la tente à cul à TQS dans une émission destinée à un public de tous âges et diffusée 7 soirs sur 7 à compter de 19h00, mais n’allez pas vous montrer la poche au sommet d’une très haute montagne inhabitée où il est probable que vous soyiez le seul être humain à des kilomètres à la ronde : c’est interdit.

*Source : L’actualité, numéro du 15 novembre 2007.

29 octobre 2007. Crosse rien'que. 6 commentaires.

Et encore plus de marde!

Le fait qu’ils existent n’est pas suffisant. Leur omniprésence à la radio commerciale, dans les 200 millions de publicités d’à peu près tous les médias écrits et sur tous les blogs les plus populaires (et cela dit, même sur les blogs que personne ne lit, voir image plus bas) de la province n’est pas assez. Les 152 000 cochonneries, les 230 000 patentes à gosses et les 500 000 objets promotionnels à leur effigie (nous parlons ici de vêtements, nourriture, articles scolaire, produits divers allant de la pâte à dent jusqu’au spray-net en passant par les téléphones sans-fil et la vaisselle, ou si vous préférez, n’importe quessé), bref, le fait qu’une ostie de gigantesque panoplie d’objets sans (ou avec) réelle utilité soit disponible dans tous les bons magasins de cossins et autres pharmacies ne font pas encore le bonheur de la population québécoise. Même la très exagérée couverture médiatique dont ils jouissent depuis quelques mois semble n’écoeurer à peu près personne. C’est d’une tristesse inouïe, c’est même quasiment lamentable, mais semblerait que le monde en veut plusse plusse, ou sinon qu’il s’en fera imposer encore plusse qu’il le veuille ou non, car dès le mois de décembre prochain, Radio-Canada, notre belle et très efficace société d’état, la même qui nous plogue gracieusement Tout le monde en parle le dimanche soir, La Fosse aux lionnes deux fois par jour, ainsi que La Fureur avec Marie-Chantale Toupin, Patrick Huard et plusieurs autres artisses qui ne servent à rien et qui ne savent pas chanter, présentera sur ses ondes, dès décembre donc, des capsules télévisées des Têtes à clasques. C’est-à-dire qu’il va y avoir une vraie de vraie émission sur la télévision de Radio-Canada qui diffusera, dès décembre, uniquement les clips des Têtes à clasques. Ça va s’appeler quelque chose comme : Les Têtes à clasques, à la TV. Pis savez-vous quoi, ça va être pareil comme les Têtes à clasques le site web, mais à la tv! Pareil pareil pareil parce qu’en plus, il ne s’agira pas de contenu original mais plutôt de la même même même ostie de putain d’affaire plate et crissement pas drôle qu’on peut voir sur internet depuis au moins trop longtemps, si ce n’est pas plus! N’est-ce pas formidable, surtout pour les centaines de milliards de québécois qui n’ont pas accès à internet?!

Mais ce n’est pas tout, et tenez-vous bien car le meilleur boute s’en vient, notre société d’état a aussi annoncé qu’elle s’était associée à l’entreprise MC2 Communications Média pour la réalisation d’un documentaire sur le phénomène des Têtes à clasques. Je répète, notre société d’état va produire un documentaire, absolument, un documentaire, c’est nécessaire voyez-vous, sur les Têtes à clasques. On ne sait pas encore combien de centaines de milliers de dollars coûtera ce fameux documentaire, mais bon, on espère moins de quelques-uns.

Quoi qu’il en soit, entre les deux, j’aurais personnellement préféré une étude version papier et même sans photo au pire sur la vie de Sébastien Benoît sur le Plateau Mont-Royal.

24 octobre 2007. All about crossage. 5 commentaires.

De la marde plein la tv

Quand marde et télévision ne font qu’un, ça donne des émissions comme Tout le monde en parle, la fierté de Radio-Canada, enregistrée devant un public heureux d’applaudir. Mais quand diarrhée explosive et télévision ne font qu’un, ça donne Le 3950, le nouveau talk-show de Luck Mervil.

Bref topo rapide pour ceux qui préfèrent les blogs niaiseux aux journaux intelligents et à la grande télévision, Le 3950, présenté un moment donné en semaine aux alentours d’après le souper sur TV5 (télévision financée conjointement par le Québec, le Canada et la France), se veut un espèce de dîner de cons à la Tout le monde en parle, mais en plusse typique et péteux encore (vous pensez que c’est impossible, mais écoutez ce qui suit) : lors de l’enregistrement de l’émission, s’ajoutent aux connards rassemblés autour d’une table, du vrai de vrai manger comestible, avec une bonne bouteille de vin d’au moins 45 piasses pis toute. C’est tellement quétaine qu’on se croirait quasiment dans une émission de « Parler pour parler » mais version moderne, puisqu’il ont osé prendre une personne de couleur pour animer. Et toujours à la manière de la défunte émission de la grand-môman modèle du Québec, Jeanette Bertrand, chacune des émissions du 3950 proposent un thème, un sujet, celui de la première semaine étant le plus radotté d’entre tous les sujets imaginables : les accomodements raisonnables. Vous connaissez bien la suite, chacun des convives y va de ce qu’il en pense, et oppose alors nécessairement son opinion à celui de son voisin, en prenant bien soin de ne surtout pas écouter ce que les autres ont à dire en retour, puisque le but de la chose est bien de « débattre » dans ce que l’on appelle ridiculement « un débat » sur un sujet d’actualité. C’est tellement émotif que le petit monde dans son salon se sent personnellement interpellé, il a quasiment le goût d’appeler au 1-866-je.donne.mon.opinion.en.ondes, sinon de voter pour celui qui a le plusse raison, moyennant des frais de 3,50$ par appel. Le concept provient officiellement du créateur plein d’ingéniosité de Tout le monde en parle version originale, soit Thierry Ardisson lui-même en personne, qui présente actuellement en France 93, Faubourg Saint-Honoré, dont Le 3950 est l’adaptation québécoise.

Comme si ce n’était pas suffisamment nul à chier de même, il fallait qu’Anne-Marie Losique, la plotte qui essaie de se faire passer pour une femme d’affaires chaude, sexuelle et d’une intelligence supérieure à la normale compte tenu de l’épaisseur de son lipgloss, s’en mêle aussi, et soit la productrice en règle, oui messieurs, de 3950. C’est que son intelligence et sa finesse d’esprit lui ont permis de flairer le potentiel de l’émission française avant tout autre producteur québécois. Ceci étant dit, pour les fans, il paraît qu’elle fera une apparition dans l’émission un de ces quatre, accompagnée de ses bottes de bitch, de sa craque de boules, de sa ruse de femme d’affaires extraordinaire et de son accolyte et faire-valoir de circonstances, la chanteuse Jacynthe, fière détentrice d’un quotient intellectuel de 12 et d’un vocabulaire dont l’étendue se résume à 29 mots incluant les chiffres, la ponctuation, les déterminants et son propre prénom. Le sujet de cette émission sera «Pioches et Souriantes», et selon des sources sûres, Marie-Mai, son chum Fred St-Gelais et Sébastien Benoît seront aussi de la partie, et se toucheront les cuisses et même plus encore en dessous de la table. Fred St-Gelais et Sébastien Benoît je parle.

La première émission de 3950 a été présentée le jeudi 11 octobre dernier, et nous a proposé, pour « con par excellence », le musulman le plus controversé de l’heure, et curieusement, celui que l’on invite partout à titre de représentant officiel de l’Islam, des Turbans, de la Charia pis de seulement toutes les pays arabo-musulmans de la Terre au grand complet, bien que le monsieur en question soit à peu près la figure la moins intéressante, la moins représentative et la moins appropriée pour représenter qui que ce soit que ce fusse : l’imam Saïd Jaziri. Afin de s’assurer que tout le monde s’obstinerait pendant des heures et des heures, et que ça durerait au moins à l’infini, on a invité, lors de cette première émission dont le sujet était comme nous l’avons dit précédemment, les osties d’accomodements raisonnables, un Sikh, un prêtre catho, le spécialiste (et juif!) des droits de l’homme Me Julius Grey, Max Gros-Louis le chef Huron-Wendat ainsi que l’ombudsman de l’université McGill, l’avocate Lynne Casgrain (qui se trouve à être la femme du juif). Tout ce beau monde s’est pogné ensemble le temps que l’émission a duré, et certains d’entre eux se sont même envoyé chier manger de la marde, tel que le scénario (pour ne pas dire le concept tout court de l’émission) le suggérait. En somme, le sikh a menacé le nègre avec le poignard qu’il avait caché dans son turban, le catho a retenu un « tabarnak de crisse » entre son dentier pis son crucifix, le juif a volé l’attrapeur de rêves que l’indien (qui était saoûl mort) avait accroché après son rétroviseur, pis ça a fini dans une fight générale avec des assiettes cassées dans les murs pis des verres de vin renversés sur la nappe. Vous comprendrez pourquoi on n’a jamais su finalement kissé qui a lavé la vaisselle.

En passant, Luck Mervil, c’tun beau Noir.

 

19 octobre 2007. Crosse rien'que. 6 commentaires.

Un crosseur plus crosseur que les autres

Selon le très sérieux quotidien britannique The Guardian, l’ancien vice-président américain Al Gore, reconverti récemment en messager de la mauvaise nouvelle qu’est celle du réchauffement climatique et auteur du documentaire choc “An Inconvenient Truth” (lequel a d’ailleurs été oscarisé cette année, malgré toute la controverse au sujet de certaines de ses dénonciations reconnues par le milieu scientifique comme étant nettement exagérées et même parfois fausses), a personnellement consommé au cours de l’année 2006, 221 000 kWh d’électricité, ce qui correspond à vingt fois la moyenne nationale. Il paraît qu’en dépit de son combat pour la rescousse de notre belle planète Terre, le monsieur a une belle grande maison très bien éclairée au-dedans comme au dehors, qu’il passe beaucoup et longtemps la balayeuse et que son chauffe-eau pour piscine olympique consomme quand même pas mal d’énergie dans le fond.

Ceci étant dit, vendredi le 12 octobre dernier, ce même ex-vice-président américain s’est vu décerner, conjointement avec le GIEC (le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), le très glorieux prix Nobel de la paix, d’une valeur monétaire de 1,5 millions de dollars, bien que personne n’ait vraiment compris le rapport entre cette prestigieuse récompense et l’oeuvre du mec en général. Aux dernières nouvelles, le réchauffement climatique était une menace pour l’environnement… pas pour l’ordre internationale. Tant qu’à y être, on aurait pu lui remettre les Nobel de littérature, de chimie et de physique aussi, tsé, avec qu’un peu d’imagination, si on étend légèrement leur portée et si on force la note un petit chouia, on peut certainement trouver des liens quelque part entre le travail de Gore et ces grands champs de la connaissance, tsé genre. Parce que quand on se fend en quatre pour une cause noble comme celle de l’environnement, ça mérite d’être souligné et à coup de Nobel, esscuzé-pardon. Or, le monsieur est officiellement récipiendaire de cette grande distinction (quand bien même on se moquerait de la valeur du Nobel…), le sérieux de son rôle et toute la crédibilité que l’on attribue au personnage ne sont donc, aux yeux de la population en générale du moins, absolument pas à remettre en doute. Et cela dit, quand c’est rendu que les documentaires se ramassent en robes de soirées sur le tapis rouge des Oscar aux côtés de Beyoncé et Brad Pitt, nous avons certainement un bon indicateur de l’opinion publique au sujet de la personne derrière l’objet de cet autre grand prix prestigieusement prestigieux, et j’ai nommé la fameuse statuette dorée tellement prisée à Hollywood et même partout où il y a du monde cave, c’est-à-dire, all around the world.

Reste qu’avec une consommation d’électricité seulement vingt (vingt!) fois plus grande que la moyenne rappelons-le, il est permis de supposer que le bonhomme n’adopte pas toujours des habitudes de vie «vertes», malgré ses beaux discours, son réel engagement politique, ses mises en garde alarmantes ainsi que les prestigieux honneurs dont il est couvert (un Oscar, un Emmy, le Nobel de la paix, etc.). Par exemple, on pourrait croire, et même que ce serait en toute légitimité, qu’il imprime des courriels pour rien, qu’il ne fait pas le tri dans son recyclage, qu’il boit du café non-équitable dans des verres de styromousse, qu’il part son lave-vaisselle même quand ce dernier n’est pas plein, qu’il roule dans un VUS pas hybride pour deux cennes, qu’il décrasse ses miroirs à coup de Windex et son plancher à coup de Monsieur Net, qu’il remplit son bain d’eau chaude jusqu’au bord, qu’il utilise encore les méchants sacs de plastique quand il fait son épicerie, qu’il nettoie son entrée au boyau d’arrosage, que chaque année il fait brûler ses 4 pneus d’hiver dans sa cour, qu’il fait péter des feux d’artifices de contrebande dans le bois la fin de semaine, juste après avoir lacéré sans raison de jeunes arbres en santé, qu’il ne lave même pas son linge avec du détergent biodégradable, qu’il utilise encore la grosse sécheuse et qu’il la plogue à «air chaud» par dessus le marché, qu’il se torche avec du papier-cul douze épaisseurs et qu’il se crosse en pensant à tout le silicone qu’il y avait dans les totons de Lolo Ferrari, la suicidée aux plus grosses boules artificielles jamais répertoriée.

Fait qu’il peut ben aller s’étouffer avec sont prêchi-prêcha d’alarmiste moralisateur tellement pas sérieux pentoute qu’il laisse lui-même ses 152 lumières allumées en permanence. Prix Nobel de toute la paix dans le monde mon oeil.

14 octobre 2007. All about crossage. 2 commentaires.

Alléluia!

Vous l’attendiez tous impatiemment. Voilà maintenant que vous pouvez être heureux de joie, l’attente achève, ça s’en vient très bientôt. Oui, remerciez le seigneur de cette bénédiction et, aidé de vos dix doigts, comptez les quelques jours qui vous séparent de cette date tant attendue : c’est officiel et ça approche effectivement, à partir du 30 octobre prochain, la biographie de Jérémy Gabriel, celui que les québécois surnomment affectueusement le «petit Jérémy», sera enfin, enfin disponible en librairie.

«La vie rêvée de Jérémy», un titre à l’image de la vie rêvée de Jérémy, comptera 224 pages de texte, lesquelles couvriront les 11 années de vie de l’enfant aux miracles, un cahier photo de 8 pages tout en couleur (incluant la fameuse photo de Jérémy et de Céline, ainsi que de Jérémy et du pape Benoît XVI, photos prouvant que Jérémy a en effet vu et touché Céline et le pape) et paraîtra aux Presses de la Renaissance. Le livre, en plus d’être disponible chez nos cousins les Français depuis le 4 octobre dernier, sera éventuellement disponible en Belgique, en Suisse et partout au Canada. Le film inspiré du livre viendra aussi, probablement pour l’été 2008. Le documentaire de Paul Arcan sur le syndrôme de Treacher-Collins, syndrôme dont souffre Jérémy, s’en vient également, mais la date de parution demeure inconnue pour le moment.

Rappelons que le magazine Dernière Heure publiait au coeur de ses pages récemment un magnifique et touchant témoignage au sujet de l’enfant prodige : «Il est haut comme trois pommes et il a le courage d’un géant».

À lire, un document très complet de 12 pages avec photos, citations et extraits du livre à paraître, juste ici. En voici tout de même quelques lignes, recopiées spécialement pour vous, juste parce qu’il est évident qu’absolument personne ne cliquera sur le lien et que ce serait vraiment dommage de manquer la dernière phrase de l’extrait ci-joint :

« Jérémy naît avec le syndrôme Treacher-Collins (malformation du visage, multiples handicaps) et son système immunitaire est déficient. Tous les quinze jours, on le transfuse. À 9 ans, il a déjà subi plus de 10 opérations. Mais le petit québécois fait des rêves de fous… qui se réalisent. À moitié sourd, il veut chanter. Il travaille dur, progresse. Céline Dion et René Angelil se prennent d’affection pour lui et l’invitent à Las Vegas. Il chante devant plus de 20 000 personnes lors d’un match de la grande équipe de hockey, les Canadiens de Montréal. Il enregistre un premier disque, puis un second. Jérémy rêve aussi de chanter un cantique pour le pape. C’est chose faite.

Pour beaucoup, il est le symbole du courage face à la maladie. Mais il y a plus. Ce livre nous révèle l’essentiel : d’une maturité exceptionnelle, sa vision du monde est d’une pertinence étonnante.»

7 octobre 2007. All about crossage. 4 commentaires.

Dan$ le mille Émile!

Et oui, c’est fait, bingo, c’est dans la poche. On l’attendait, mais voilà que c’est dit, et que c’est même écrit et publié dans l’édition du samedi et du dimanche 29 et 30 septembre 2007 du quotidien Le Devoir, et c’est signé sa sainteté Denise Bombardier elle-même en personne, la féministe enragée la plus plate et la plus turn-off du Québec en entier, la grosse Lise Payette la suivant de près : si Pauline Marois est tellement persécutée depuis quelques temps, concernant l’histoire au sujet du fameux palais des merveilles dans lequel elle demeure, celui qui est au coeur de la controverse qui fait la une de tous les journaux en ce moment, c’est pour la très simple raison que voici, c’est à cause de son vagin.

Voici la citation complètement hors de son contexte (mais qu’importe) et dans toute sa splendeur : «Cette fascination qui comporte de l’envie (on fait référence ici à la fascination pour le somptueux château de Mme Marois, ainsi que pour sa magnifique Porsche, son bling bling, ses foulards de soie et costumes chers de matante riche) même de la part de ses propres collègues et partisans, s’ajoute au fait qu’elle est une femme. Car, disons-le sans détour, une femme riche dérange encore davantage qu’un homme riche.»

Dieu du ciel et des univers parallèles, nous le savions, mais en voici la preuve irréfutable, Denise Bombardier est clairvoyante! Et ceci étant dit, en plus de son regard juste et perçant, c’est avec une rigueur renversante qu’elle n’en manque pas une pour rectifier le blâme que l’on jette sans retenue et par pur misogynisme sur les saintes personnes de sexe féminin : «maudits sexistes, c’est rien qu’à cause que c’est une femme!».

De toute façon, entre vous et moi, Pauline Marois mérite tout l’argent qu’elle a dans ses grandes poches pleines, car de fait, elle a travaillé très fort et très dur pour l’obtenir, et quand vient le temps de se fendre le cul à la job, les femmes sont sans contredit les meilleures, c’est bien connu, en politique surtout, «les femme travaillent plus et mieux que les hommes», cette vérité de tous les temps revient (mot pour mot) à la bonne femme Payette dont il était question plus haut, et est paru dans un vrai texte publié dans ce torchon qu’est le Journal de Montréal, au mois d’avril dernier.

Le billet de Denise Bombardier est disponible dans sa totalité ici.

1 octobre 2007. Actualités et autres crosseries. 17 commentaires.