Déficience intellectuelle et littérature
La déficience intellectuelle se retrouve un peu partout dans la société québécoise, et même un peu partout dans le monde en général, chez les écrivains et les écrivaines entre autres, fréquemment et de façon assez profonde, disons-le, chez les écrivaines en particulier. Par conséquent, la littérature de la déficience intellectuelle féminine est maintenant un courant littéraire non seulement admis, mais internationalement admis, et dont certaines écrivaines folles et maisons d’éditions crosseuses se réclament fièrement :
La « chick lit » est un courant littéraire récent, un type de fiction à succès écrit à l’intention de jeunes femmes, visant en particulier les célibataires de vingt à trente ans. Sa désignation vient du langage populaire américain chick, « poulette » et lit, diminutif de litterature.
La chick lit se définit sur le plan thématique: elle raconte l’histoire d’une jeune citadine, âgée d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années, souvent blanche et généralement de classe moyenne. Elle est habituellement aux prises avec un travail harassant ou inintéressant dans le monde des médias (rédaction d’un magazine de mode, maison d’édition, émission télévisée…), à la recherche de l’homme de sa vie, souvent en désaccord avec sa famille (le plus souvent sa mère) ou minée par un besoin compulsif (celui d’acheter des vêtements, par exemple) visant à calmer ses anxiétés. Les aventures seront toujours saupoudrées d’humour et de dérision, spécificité essentielle de la chick lit.
Autrement dit, dans une littérature pour débiles mentaux, la jeune matante typique peut se contempler dans ce qu’elle a de plus quétaine, de plus cheap et de plus prévisible : ses goûts communs, ses loisirs plates, ses sorties dans les bars de matantes avec ses t’chums de filles matantes, le gros char de son ex, ses mèches, le magasinage de guenilles avec sa meilleure amie, son CD de Nelly Furtado, sa belle sacoche, son agace-pissetterie, le speed-dating, les voyages dans le sud pis les téléromans avec Guillaume Lemay-Thivierge.
Rafaële Germain, jeune matante québécoise riche dont le quotien intellectuel a été évalué a 7 tout au plus, et aussi écrivaine, a publié un de ces véritables déchets littéraires en 2004, Soutien-gorge rose et veston noir, et en a vendu, au total, 50 000 exemplaires. Un deuxième tome, dont le titre est deux fois plus minable que le premier, Gin tonic et concombre, vient de paraître aux éditions Libre Expression il y a quelques jours. On peut se vautrer dans l’un ou l’autre de ces deux gros tas de marde pour la modique somme de 29,95$ plus taxes. En vente dans tous les bons magasins qui vendent des livres.

Y-man a répondu :
J’ai lu le roman Soutien-gorge rose et je suis loin d’avoir aimé, trop prévisible, trop facile écrit dans un but évident de plaire à une clientèle dans la même situation que l’héroine du roman (qui s’assemble, se ressemble). Ça pogne, ça vend
Il y a aussi le même genre qui existe au masculin avec un gars célibataire dans la trentaine, pas macho mais qui a de la difficulté à vivre en couple, musicien de profession, vendeur dans un magasin de musique par dépit etc, etc. Ça aussi ça pogne et ça vend
P.S. Soutien-gorge rose je l’ai pris à ma bibliothèque donc je n’ai aucunement contribué à l’avancement financier de madame Germain, c’est toujours ça de pris
8 avril 2008 at 5:52 . Permalien.
doxa a répondu :
Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en.
8 avril 2008 at 6:33 . Permalien.
renartleveille a répondu :
Y-Man,
je trouve franchement courageux, sans blague!
8 avril 2008 at 9:08 . Permalien.
Ostide Calisse a répondu :
Quand j’ai lu la description de «chick lit», j’ai immédiatement pensé à la Marie Plourde d’une certaine époque, celle où elle écrivait sa vie dans une colonne du Journal de Mourial, deux pages après celle de Franco Nuovo, son chum de l’époque. Heureusement, au lieu de persévérer dans cette veine, elle s’est depuis égarée dans une carrière diffuse où la téléréalité côtoie l’animation d’évènement publics, nous assurant définitivement qu’elle ne deviendra jamais l’émule de Julie Snyder qu’elle a toujours voulu devenir.
8 avril 2008 at 10:46 . Permalien.
Zhom a répondu :
J’adore ces montées de lait, chère.
Toute cette tiède cochonnerie étalée dans les vitrines des grosses librairies, romans « coup de cœur », romans « coup de poing » ; toute cette raclure littéraire destinée aux jeunes Bobos branchés me réconforte : « Ouf! Je n’ai rien publié! » Je n’aimerais pas voir ma grosse face à l’endos d’un livre, avec la mention « l’auteur est journaliste culturel et réside à Montréal. » Si un jour je torche un roman, ce sera un roman « coup de crowbar.”
9 avril 2008 at 9:59 . Permalien.
renartleveille a répondu :
Zhom,
je suis bien d’accord avec l’idée d’un roman « coup de crowbar » (et je pense que je peux inclure celui que j’ai pondu dans cette catégorie), mais le gros problème justement, c’est que la majorité n’aime pas avoir mal dans ce sens. Quand ils n’aiment pas se faire bercer, ils veulent juste avoir un peu peur, ou s’émoustiller avec du scabreux, mais on oublie tout de suite le « reality check », si j’ai bien compris le sens de « coup de crowbar »…
9 avril 2008 at 12:08 . Permalien.
wannagetafly a répondu :
si la “chick lit”, que je connais peu (je me suis arretée au Diable s’Habille en Prada, que j’ai lu aux toilettes), marche autant, c’est parceque ça se vend!! Et c’est là que ça devient effrayant…
9 avril 2008 at 2:00 . Permalien.
doubleassassinat a répondu :
Je suis surtout dégoûtée par cette façon d’écrire style “pâté chinois” : steak, blé d’inde, patate.
Et la grosse Rafaële Germain peut bien vendre 50 000 copies de ses osties de romans plates, son père est une star du journalisme cheap et des biographies de vedettes telles que Céline Dion, et sa mère gère la plus importante boîte de relations de presse de tout le show-business québécois. Elle n’avait rien écrit qu’elle vendait déjà; elle aurait chié dans son livre qu’on l’aurait publié pareil, et elle en aurait vendu autant… sinon plus. Que voulez-vous, le monde est cave.
9 avril 2008 at 4:57 . Permalien.
Ostide a répondu :
À propos de papa fait ci et de maman fait ça, je trouve que notre époque foisonne de “fils-de” et de “fille-de”, presque exclusivement des représentants de la génération Y engendrés par des babyboomers.
D’un autre côté, les “X” fils ou fille de personne, comme il ne peuvent que s’autoploguer, c’est le recyclage permanent: la chanteuse devient éditrice, l’éditeur s’improvise chanteur, l’humoriste devient acteur, le blogueur devient écrivain, etc.
9 avril 2008 at 8:48 . Permalien.
renartleveille a répondu :
“le blogueur devient écrivain”
Ha ha ha!
Tu oublies l’écrivain qui devient blogueur…
9 avril 2008 at 11:16 . Permalien.
Ostide Calisse a répondu :
L’écrivain qui devient blogueur ne me dérange pas, puisqu’il est évident que quelqu’un ayant déjà démontré son talent littéraire puisse rédiger un blogue.
D’un autre côté, un blogueur ne devient écrivain souvent que parce qu’une maison d’édition tente de transformer son éphémère succès en ligne en non moins éphémère succès de librairie.
10 avril 2008 at 8:47 . Permalien.
renartleveille a répondu :
Ostide,
donc, si je comprends bien, l’épithète « blogueur » viendrait annuler automatiquement le talent d’écriture de quiconque n’ayant pas publié en bonne et due forme avant de s’adonner à publier ses textes sur un blogue. Alors, point de salut pour un scribouilleur hors des maisons d’édition? Et on attend sagement qu’une d’entre elle daigne même lire un de nos trop nombreux manuscrits? Selles de boeuf!
« quelqu’un ayant déjà démontré son talent littéraire »
J’aimerais bien avoir un peu d’explication au sujet de cette définition, ça m’aiderait peut-être à comprendre…
Si je préjuge au max, j’ai l’impression que tu dénigres les blogueurs (que l’on peut amplement classer quelque part dans la catégorie littérature et/ou journalisme) parce qu’ils se font connaître par une autre voie que celle qui est officielle, traditionnelle.
Malheureusement (et heureusement pour d’autres), la technologie provoque des changements qui profiteront à ceux qui suivront la vague…
10 avril 2008 at 12:18 . Permalien.
Doparano a répondu :
Un peu de tout pour tout le monde. Suffit de se promener dans une librairie pour comprendre que tout le monde est pas fait pour lire Cioran, Flaubert, Camus,Kerouak(moi la première).
Vive la Chick litt qui pour moi est ma seule façon de sortir de mon quotidien sans me casser le bécyk. Ceci dit, J’aurais rien contre lire autre chose et m’ouvrir à un autre style d’écriture. Celle là fait mon affaire pour le moment mais je ne crois pas que ça fait de moi une demeurée pour autant. Je suis peut être pas hyper cultivée ni interressante parce que je lis de la littérature culcul, je suis peut être pas capable de citer de grands auteurs mais…WHO FUCKIN’ CARES?????
10 avril 2008 at 1:28 . Permalien.
Bernard a répondu :
Moi, je n’ai rien contre la chick list, du moment qu’on ne m’oblige pas à en lire (je fréquente aussi des « genres mineurs », mais c’est pas de vos affaires). Je n’ai rien non plus contre les auteures de chick list, du moment qu’on ne m’oblige pas à les fréquenter, à les entendre et à les voir à tout moment.
Mais Rafaël Germain, c’est un cas : elle est fatiquante, elle a une opinion sur tout, elle est partout et elle parle vite. Bref, elle m’énerve. Et on la voit partout.
Je l’hagis presque autant que Guillaume Lemay-Thivierge.
10 avril 2008 at 4:00 . Permalien.
Bernard a répondu :
Chick list… n’importe quoi. Les chick list, c’est pour l’Auteur-que-Yman-ne-nommait pas…
10 avril 2008 at 8:58 . Permalien.
Ostide Calisse a répondu :
Holà, Renart Léveillé (fils de Claude ?), descend de tes grands chevaux (sur un cheval blanc, jeeeu t’emmèneurêêê)
Je ne dénigre pas les blogueurs, je voulais juste dire que c’est plus facile de blogger que de se faire publier. Ça n’enlève rien à ceux qui ont du talent et qui bloguent. Si je dénigrerais les blogueurs, je ne serais pas ici en train de commenter dans un blog.
11 avril 2008 at 8:45 . Permalien.
Ostide Calisse a répondu :
commanter, dis-je bien
11 avril 2008 at 8:45 . Permalien.
Ostide Calisse a répondu :
Non, je crois bien que c’est commenter. Maudite ortaugrafe ‘à marde.
11 avril 2008 at 8:50 . Permalien.
renartleveille a répondu :
Super Ostide, on se comprends alors!
Mais y’a quand même des blogueurs et/ou blogueuses qui te font suer parce qu’ils publient… Lesquel(le)s?
11 avril 2008 at 11:18 . Permalien.
questionne a répondu :
DoubleAssass, avez-vous publié, vous?
11 avril 2008 at 12:43 . Permalien.
Le Dude a répondu :
hummm….. vos conversations me font penser au declin de l’empire romain mais version moderne des quebecois habillées en fuckés avec du théé…. avez vous noter ma ponctuation inexistante et mon ortograpfe phlatulent. vehiculer des idées ne demande rien du tout a part un papier et un crayon avouons que prada et soutiens georges sont du caca, Mais arreter de vous penser meilleurs que qui que ce soit ce que D.A acompli ici a tout les jours est digne de mention loin de ce qui est accomplissable pour moi ou pour un enfant au darfour qui decrit sur son blogue les injustices vues a tous les jours allez vous le laisser ecrire un livre lui et sera-ce du caca pur et simple ou du flu dorré que les fuckés qui boivent du thé vont s’arracher.
that is, uhh, your opinion. – the dude
11 avril 2008 at 1:20 . Permalien.
doubleassassinat a répondu :
@questionne : est-ce que c’est une question difficile, une question dont la réponse déterminera nécessairement la valeur de mes textes, d’où la difficulté d’y répondre?
Parce que “publier”, “se faire publier”, qu’est-ce que cela veut dire, au fond? Avoir l’approbation d’une maison d’édition, d’une entreprise dont le but évident est de tirer profit, comme quoi ce que l’on écrit a effectivement ce qu’il faut pour être vendu et rapporter de l’argent? Comme quoi notre écriture a un potentiel commercial?
Quoi qu’il en soit, mon écriture ne vaut rien, c’est pourquoi je la donne à ceux que ça intéresse.
11 avril 2008 at 6:47 . Permalien.
Le Dude a répondu :
J’ai un rêve, un reve ou le beatmaker d’arabie saoudite travaille avec son collegue argentin rencontré sur myspace et collaborent a faire la mélodie du siècle, j’ai un rêve ou j’ai accès a des livres par milliers et a les lire quand et ou ca me plait. un rêve ou rien de virtuel n’appartient a personne et ou la connaissance doit obligatoirement être partagée sans frais ni contrats. J’ai un rêve ou un jour les compagnies cesseront de lire de la propagande et cesseront d’avoir les droits des hommes. J’ai un rêve…mais ce n’Est qu’un rêve parce que a cause d’une socièté sado masochiste qui aime souffrir et causer de la souffrance s’auto suffit en merde pour s’endormir de cette heureuse et joyeuse réalité. Conditionnés par la culpabilité d’Avoir tout ce que nous voulons nous nous fermons la gueule en menant un mode de vie honteux et ridicule, Pour oublier ce que c’est qu’être ou au moins faire semblant d’être libre. Ce que je dis ne se vaut pas et ne vaux rien si dans votre cerveau ce petit lien brisé par la blasitude ne se réetablit pas l’instant d’une seconde pour comprendre l’étendu de mes propos. Je ne suis qu’une goute de d’Espoir dans un ocean d’indiférence remplit par des support economiques qui détruisent le seul et meme but de la mentalité artiste qui crée pour l’art de s’exprimer . Ce discours serait inutile si mon reve devenait réalité alors qu’il ne le devienne pas et de je ferais des tonnes d’argent a le commercialiser.
@doubleassassinat: excusez moi et “paroles d’encouragement”
12 avril 2008 at 11:17 . Permalien.