C’est un Rendez-vous!

Le samedi 24 mai prochain, au sous-sol de l’église St-Jean-Baptiste à Québec, aura lieu le deuxième Rendez-vous des publications parallèles, le plus important salon des publications indépendantes à l’est de Montréal. Seront présents lors de ce rendez-vous plusieurs maison d’éditions, magazines, fanzines, et revues d’art et de littérature. De plus, tel que noté sur le site web du Rendez-vous 2008, le lancement du livre Noir Canada se fera sur place :

Prévu le mois dernier, le lancement du livre Noir Canada a été reporté pour des raisons majeures : sans l’avoir lu, la société Barrick Gold intentait une poursuite de 6 millions de dollars contre leurs auteurs et éditeur. Faisant fi de cette SLAPP, les auteurs persistent et signent.

Dans le cadre du deuxième Rendez-vous des publications parallèles de Québec, la librairie Pantoute et Écosociété, vous invitent à venir rencontrer M. William Sacher, co-auteur avec M. Alain Deneault du livre Noir Canada, soulevant actuellement plusieurs controverses. Le lancement aura lieu au sous-sol de l’église Saint-Jean Baptiste durant notre événement samedi le 24 mai à 17 h. La librairie Pantoute tiendra sur place un kiosque où vous pourrez vous procurer l’ouvrage récemment paru aux éditions Écosociété.

L’ouverture des portes se fait dès 11h00 et l’entrée est gratuite.

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19 mai 2008. Crosse rien'que. 3 commentaires.

La routine perpétuelle

C’est en regardant de près les grandes actualités et les faits les plus divers qu’on réalise à quel point il ne se passe jamais rien de particulier, et donc, jamais rien d’intéressant.

Les mêmes drames ne font que se répéter constamment : les mêmes pères de famille assassinent leurs mêmes femmes et leurs trois enfants avant se suicider d’une balle dans la cervelle, les mêmes gros crisses de caves prennent leurs osties de chars laids quand ils sont saouls et handicapent les mêmes jeunes mères pour le restant de leurs jours, les mêmes chanteurs faussent sur les mêmes refrains quétaines sur leurs derniers disques qui jouent aux mêmes postes de radio plates qui sont écoutés par les mêmes personnes, les mêmes écrivains publient aux mêmes maisons d’édition les mêmes osties d’affaires poches, les mêmes téléromans avec les quatre mêmes acteurs sont diffusés les mêmes soirs aux mêmes heures et aux mêmes chaînes, les mêmes américains obèses qui s’empiffrent de friture et de cochonneries diverses ont les mêmes problèmes cardiaques, et les mêmes pédophiles abusent les mêmes enfants de la même manière dans les mêmes parcs, les mêmes typhons, ouragans, glissements de terrains, cyclones et autres tsunamis tuent les mêmes milliers de personnes en même temps toujours dans les mêmes places, et les gangs de rue, et le traffic de drogue, et les ethnies, et les osties de crosseurs, et les conflits politiques, et la pollution, et les tempêtes de neige, et les rivières qui débordent au printemps, et le réchauffement climatique, et la pauvreté, et l’analphabétisme au Québec, et la faim dans le monde, et les génocides, et le sida en Afrique Noire. Toujours les mêmes questions, les mêmes débats, les mêmes problèmes, les mêmes conséquences.

Bref, la petite routine est une affaire plate qui commence dans les détails les plus insignifiants de la vie et qui s’étend de long en large dans les grandes tragédies humaines. S’en plaindre revient à participer de ce qui est précisément critiqué, c’est-à-dire qu’à force de tout condamner, on finit par se fondre dans la répétition infinie de la même maudite rengaine. C’est pourquoi vaut peut-être mieux se taire, finalement, ne pas lire les journaux, crisser son téléviseur aux chemins, baisser les stores et dépluguer l’Internet.

6 mai 2008. Crosse rien'que. 10 commentaires.

L’imposture ordinaire

Il faut remarquer qu’elle est partout, tout le temps : sur le web, dans les journaux, dans les librairies, dans tous les cinémas près de chez vous, à la radio, dans la poitrine de Nelly Arcan, dans la décoration des restaurants à la mode, dans la musique plate des discothèques, dans les films pornos, au dépanneur du coin, dans le cinéma de répertoire, dans la grande littérature, dans les musées, dans les casinos, dans les bijoux fabriqués en industrie, dans le discours des gens bien élevés, dans le nom de famille de Rafaële Germain, au palais de justice et dans le trou de cul des avocats, dans les publicités de cosmétiques avec Scarlett Johansson, dans la bouteille de tequila, dans vos running shoes, dans le pouvoir en général, dans les téléromans avec Guillaume Lemay-Thivierge, dans le bulletin de nouvelles, dans la popularité des chanteuses américaines, dans la science, dans les églises, dans l’économie, dans la politique, dans votre cercle d’amis, dans les lois anti-tabac, dans la personne de Patrick Huard, à l’université, dans tous les milieux artistiques et intellectuels, dans la bullshitt de Christiane Charette, dans le sexisme de Denise Bombardier, dans les systèmes philosophiques, dans les communautés religieuses, dans ce que l’histoire a retenu et dans ce qu’elle a oublié, dans le surréalisme et la poésie, dans la jolie jeune fille qui montre beaucoup de sa peau mais qui s’indigne quand on la regarde trop longtemps, dans votre père et votre mère, dans la danse contemporaine, dans le clin d’oeil du gars au bar, dans les abonnements au gym, dans le G-string de la fille aux jeans Parasuco à 150$, dans les boutiques gothiques, dans tout le jeu de la séduction, dans le modèle du couple, dans le sourire forcé de la barmaid, dans le féminisme, dans le « t’es belle » du gars qui veut juste fourrer, dans le « fuck you » de la fille qui veut pas fourrer, dans la comédie des guidounes qui dansent comme dans les vidéoclips de hiphop et qui frenchent avec la langue en vous faisant miroiter ce qui n’aura jamais lieu, dans le blowjob de la prostitué qui se justifie par une transaction, dans l’ostie de CD plate que vous avez reçu pour votre anniversaire, dans le pain tranché aux 32 céréales, dans les coupes de cheveux des grands salons branchés, dans votre sonnerie de cellulaire, dans Windows Vista, dans la journée qui commence à 9h00 et se termine à 17h00, dans le « je t’aime » que vous dites parfois et celui que vous ne dites pas, dans les bonne manières, dans votre bibliothèque, dans votre char, dans votre panier de linge sale, etc.

15 avril 2008. All about crossage. 2 commentaires.

Déficience intellectuelle et littérature

La déficience intellectuelle se retrouve un peu partout dans la société québécoise, et même un peu partout dans le monde en général, chez les écrivains et les écrivaines entre autres, fréquemment et de façon assez profonde, disons-le, chez les écrivaines en particulier. Par conséquent, la littérature de la déficience intellectuelle féminine est maintenant un courant littéraire non seulement admis, mais internationalement admis, et dont certaines écrivaines folles et maisons d’éditions crosseuses se réclament fièrement :

La « chick lit » est un courant littéraire récent, un type de fiction à succès écrit à l’intention de jeunes femmes, visant en particulier les célibataires de vingt à trente ans. Sa désignation vient du langage populaire américain chick, « poulette » et lit, diminutif de litterature.

La chick lit se définit sur le plan thématique: elle raconte l’histoire d’une jeune citadine, âgée d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années, souvent blanche et généralement de classe moyenne. Elle est habituellement aux prises avec un travail harassant ou inintéressant dans le monde des médias (rédaction d’un magazine de mode, maison d’édition, émission télévisée…), à la recherche de l’homme de sa vie, souvent en désaccord avec sa famille (le plus souvent sa mère) ou minée par un besoin compulsif (celui d’acheter des vêtements, par exemple) visant à calmer ses anxiétés. Les aventures seront toujours saupoudrées d’humour et de dérision, spécificité essentielle de la chick lit.

Autrement dit, dans une littérature pour débiles mentaux, la jeune matante typique peut se contempler dans ce qu’elle a de plus quétaine, de plus cheap et de plus prévisible : ses goûts communs, ses loisirs plates, ses sorties dans les bars de matantes avec ses t’chums de filles matantes, le gros char de son ex, ses mèches, le magasinage de guenilles avec sa meilleure amie, son CD de Nelly Furtado, sa belle sacoche, son agace-pissetterie, le speed-dating, les voyages dans le sud pis les téléromans avec Guillaume Lemay-Thivierge.

Rafaële Germain, jeune matante québécoise riche dont le quotien intellectuel a été évalué a 7 tout au plus, et aussi écrivaine, a publié un de ces véritables déchets littéraires en 2004, Soutien-gorge rose et veston noir, et en a vendu, au total, 50 000 exemplaires. Un deuxième tome, dont le titre est deux fois plus minable que le premier, Gin tonic et concombre, vient de paraître aux éditions Libre Expression il y a quelques jours. On peut se vautrer dans l’un ou l’autre de ces deux gros tas de marde pour la modique somme de 29,95$ plus taxes. En vente dans tous les bons magasins qui vendent des livres.

8 avril 2008. Crosse rien'que. 24 commentaires.

Se fermer la gueule ou s’en torcher

Aux lecteurs indignés

« Nous voulons les droits de l’Homme, pas les Jeux Olympiques », avait écrit un militant chinois, dans une lettre ouverte qui a circulée dans Internet il n’y a pas si longtemps. Cet ostie de freak de 52 ans du nom de Yang Chunlin, pour avoir tenu des paroles aussi profondément diaboliques, et du coup pour l’énormité que représente le geste de « dire sans aucune retenue », a été condamné hier, journée où l’on a également allumé à Olympie en Grèce la fameuse flamme des Jeux, à 5 années de prison pour « subversion ». À 5 années de grosse ostie de prison chinoise sale, pour avoir osé « dire », et cela sans passer par quatre chemins.

L’acte de « dire », de toute évidence, en est un plein de danger. Vous pouvez, par la dénonciation de choses, ou simplement par l’acte de l’expression, vous mettre dans le trouble, peu importe que vous exprimiez ce que vous pensez ou non, votre opinion ou une des opinions possibles -celle d’un personnage à qui vous donneriez la parole, par exemple. Autant de témérité pourrait vous valoir toute sorte d’ennuis, de reproches, de problèmes. Un tas d’embarras que vous souhaitez certainement éviter, parce que vous avez mieux à faire que de vous débattre comme un diable dans l’eau bénite -l’image est ici parfaite. Vous souhaitez les éviter aussi, parce que, quand bien même vous leur feriez face, ça ne changerait absolument rien, sinon que de vous attirer un ostie de gros char de marde, pouvant se présenter sous forme de lettres d’injures, ou de poursuites judiciaires à n’en plus finir, entre autres. On a compris que l’ouverture d’esprit est une sorte de mythe : c’est qu’il y a des choses qui ne se disent tout simplement pas, et une manière de dire les choses qui reste, dans tous les cas, inacceptable.

Les militants chinois se retrouvent en prison quand ils dénoncent les absurdités de leur gouvernement. À côté d’eux, les blogueurs québécois sont chanceux, ils peuvent quasiment dire tout ce qu’ils veulent, pourvu qu’ils s’expriment poliment, respectueusement. Quand même, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes s’ils ne se retrouvaient pas contraints, je parle des québécois qui écrivent sur l’Internet ou dans les journaux, par la manière dont ils doivent écrire. Le discours du québécois doit se faire dans le confort et la douceur, les mots doivent être beaux, agréables, plein de gentillesse -et du coup, bien souvent, plein d’hypocrisie. Pas trop loin de ce dont nous avons l’habitude; toujours le confort, la cordialité, la modération. La radicalité, c’est comme un coup de marteau en plein front, ça fesse. La violence dans l’expression des idées n’a pas exactement sa place, même si elle est bien utilisée, et en toute légitimité, elle n’est généralement pas la bienvenue, bien que les agressions, par exemple par la culture poche, sont partout permises, pour tout le monde, tout le temps : à l’épicerie Marie-Élaine Thibert, dans l’ascenseur Marie-Élaine Thibert, à la pharmacie Marie-Élaine Thibert, dans l’autobus Marie-Élaine Thibert, chez le dentiste Marie-Élaine Thibert, dans votre boîte aux lettres Marie-Élaine Thibert. Pourtant, vous ne pouvez pas réagir adéquatement à toute cette violence en écrivant en couverture d’un journal ou d’une revue, par exemple, « Fuck you crisse d’ostie de Marie-Élaine Thibert à marde », parce qu’il se pourrait qu’on vous poursuive et que vous perdiez tout : votre job, votre maison, vos amis, votre famille, votre chat, votre chien, votre perruche et l’ensemble de vos bobettes sales. Bref, ça se pourrait qu’on vous ferme la gueule, bien que son câlisse de disque plate à cette ostie de chanteuse poche tourne en boucle sur toutes les radios qui meublent le silence de tous les lieux publics sans exception, ne vous en déplaise. Et qu’à la longue, l’imposition d’autant de médiocrité culturelle devient un véritable harcèlement. Et qu’au bout du compte, à force d’entendre le refrain de son plus grand succès, ça réveille des forces obscures qui dormaient au plus profond de nos entrailles, d’autant plus qu’on connait tous cette putain de chanteuse plate et les grands succès qu’elle interprète avec tant d’émotions, malgré qu’on n’ait jamais, au grand jamais demandé à les entendre. Or, c’est répugnant à un point tel que ça donne envie de vomir pis de chier en même temps, sauf que le double malaise est comme pogné dans un buzz, vu l’impossibilité d’agir d’une quelconque manière. Bref, le malaise est condamné à en rester là, au stade de l’écoeurement perpétuel, en d’autres mots, de la torture en bonne et due forme. Delà, qu’importe si, quand vous tentez de regarder le monde sous un certain angle, et de le commenter dans une certaine perspective, une perspective qui assassine les idées reçues à coup de mitraillette, une perspective qui frappe dans la culture poche et envahissante à coup de hache, et qui refuse un peu tout à la fois, on vous garoche par la tête des lettres d’insultes, de menaces, et des commentaires qui appellent à « votre vie qui doit être plate », et à la « pitié sincère » que vous inspirez. La petite indignation à deux cennes, pis la grande indignation à cent piasses, quand on est pu capable’ de se faire imposer incessamment Marie-Élaine Thibert, on s’en torche complètement.

Contredire l’opinion publique par des répliques féroces, braver la cohésion sociale en rejetant tout ce qui fait son uniformité, chier sans peser ses mots sur la moutonnerie qui nous caractérise si bien, revient donc à s’exclure soi-même du reste du monde. Soyons lucides, et francs : la violence avec laquelle on écrase la marginalité aura ultimement raison de nous, ça a toujours été. Ainsi, la meilleure chose à faire, quoi qu’il en soit, est de se fermer la gueule le plus possible, à moins de se vautrer dans les lieux communs, et de répéter en boucle la même crisse d’affaire que les autres radotent, et de se trouver beaux pis smaths tous en coeur. Sinon, on peut toujours être créatifs, et avant-gardistes dans une certaine mesure, mais soyons prudents : il faut faire attention à ce que l’on crée, à ce que l’on exprime par la création. Comme on disait précédemment, il faut surveiller son langage, et le ton sur lequel on parle. En général, il est même plutôt conseillé de choisir la « valeur sûre » : parler de la pluie et du beau temps, avec les plus beaux mots du dictionnaire seulement. Mettre des majuscules au début de chaque phrase, des virgules là où c’est nécessaire, corriger ses fautes, user de vocabulaire et de poésie, et, chose importante, se servir à l’occasion d’un humour propre et politiquement correct pour ne pas ennuyer, froisser, ni surtout pas indigner ses lecteurs. Écrire bien, convenablement, correctement, comme on fait de la mécanique, en éludant tout le pouvoir que renferme cette machine qu’est l’écriture. Mieux vaut ignorer l’éléphant qui est dans la pièce, et plutôt bavarder de la température et des fantastiques performances de nos athlètes canadiens aux Jeux Olympiques d’été de Pékin. Ou encore, se torcher avec tout ce qui vient d’être dit, et écrire avec le plus de violence et le moins de retenue possible.

 

26 mars 2008. All about crossage. 5 commentaires.

Le pouvoir de l’écriture

Ce site reçoit de temps en temps, en privé, d’excellents commentaires, des commentaires parfois dignes de mention. Lettres d’insultes en tout genre, menaces d’agression à l’intention de son auteur, plaintes de lecteurs (et même de non-lecteurs) insatisfaits, bref, de gros blasts de marde sous différentes formes, entre autres.

Je ne sais plus pour quelle raison exactement j’avais décidé de ne jamais les mentionner.

En voici un intéressant, reçu tout récemment :

[double assass’] M’écrire Boîte de réception

Je suis tombé sur ton site par hasard en recherchant des images de torche olympique…
Ta vie doit être plate en sacrement pour que tu perdes ton temps à écrire autant de merde.
Tu me fait sincèrement pitié.
Bonne journée tout de même et bonne chance, je crois que tu en auras grand besoin.
Francis

Time: Samedi mars 22, 2008 at 4:19

Envoyé par un visiteur non vérifié sur votre site.

23 mars 2008. Crosse rien'que. 9 commentaires.

« Pas ce soir chéri(e) »

On pouvait lire cette semaine quelque part dans les cyber-nouvelles que selon une récente étude, 40% des japonais avouent parler au cellulaire entre autres dans la salle de bain, peu importe ce qu’ils sont en train d’y faire – les activités que l’on peut pratiquer en solo dans une salle de bain étant quand même assez diversifiées, m’enfin.

On peut aussi lire, dans un autre article disponible depuis quelques jours sur cette même cyberpresse, qu’un couple sur quatre, au Japon toujours, n’a pas eu de relations sexuelles au cours de l’année 2007. Euh, de toute l’année au complet de ses douzes mois.

Notez bien qu’il est ici question de « couples ». Ces gens se fréquentent donc assidûment, se trouvent beaux mutuellement, se racontent leurs journées et s’écoutent même parfois, vont au restaurant et au cinéma ensemble, s’embrassent sur la bouche, couchent ensuite dans le même lit tous les soirs… mais ne fourrent pas. Depuis au moins 365 jours.

Question : putain de merde, que font-ils?

Se crossent-ils au moins?

… faut-il en déduire qu’une utilisation abusive du téléphone cellulaire détruit la libido?

21 mars 2008. Crosse rien'que. 6 commentaires.

L’emploi du temps

La vie est une longue course contre la montre. Heureusement, le monde moderne est armé d’outils technologiques et de gadgets fort utiles pour s’y mesurer et défier la petite comme la grande aiguille d’une façon qui, autrement, serait impossible. Ainsi, une récente étude effectuée sur 16 250 japonais dévoilait dernièrement que 40% des interrogés utilisent leurs téléphones portables non pas seulement en conduisant, ou en faisant leur devoirs à la bibliothèque, mais aussi chez eux, dans le confort de leur salle de bain, plus précisément dans leur baignoire, pendant qu’ils se lavent. 40% des japonais interrogés donc utilisent leur téléphone cellulaire pour jacasser avec des amis, échanger des niaiseries par courriels, écouter de la musique plate et jouer à des jeux niaiseux, et ceci tout en se torchant la poche, pour une optimisation totale et complète des 24 heures qui défilent à une vitesse incroyable dans une journée. Or, se nettoyer les aisselles est un détail d’importance : bien souvent, surtout après une heure de jogging ou de Dance Dance Revolution, ça ne peut pas tellement attendre. En revanche, la pornographie gratuite sur l’Internet, les potins concernant l’ex-blonde de l’autre qui couche maintenant avec celle qui fourrait avec chose, le dernier hit plate de Madonna, les vidéos YouTube du mec qui pète dans une assiette pleine de farine, mais surtout la pornographie gratuite sur l’Internet, ne devraient pas avoir à souffrir du fait qu’il est politiquement incorrect et socialement inacceptable d’avoir la face graisseuse et de sentir la sueur -et autres fluides corporels plus ou moins odorants. C’est pour cette raison donc que certains fabricants de terminaux high-tech proposent maintenant des téléphones portables étanches qui résistent à l’eau du bain, et même à l’eau de la piscine, pour celles et ceux qui seraient tentés de faire quelques appels pendant leurs cours de natation.

Ceci dit, il n’y a rien d’étonnant dans cette nouvelle dans la mesure où, seront prochainement disponibles sur le marché, pour répondre aux besoins toujours grandissants de la population mondiale riche, un kit de poêles et de chaudrons assez résistants pour faire à manger sous la douche, des sous-vêtements spéciaux pour vous permettre de vous vider les tripes dans le spa sans que rien n’y paraisse et une turbo-balayeuse télécommandée rendant désormais possible le nettoyage de votre appartement à distance pendant que vous faites du ski et/ou magasinez votre téléviseur à écran plasma de 200 pouces avec toaster et vélo stationnaire INTÉGRÉS. De plus, seront bientôt en vente les fameuses et tant attendues voitures volantes dans le ciel qui permettrons aux plus fortunés de s’épiler les poils pubiens sans douleur, de se crosser sans dégât, de fumer du crack sans buzz, EN PLUS de polluer 48x plus qu’avec une voiture ordinaire, et ce, tout en se déplaçant d’un point A à un point B. Comme si nous n’étions pas assez excités par cette dernière annonce fantastique, la compagnie qui fabrique ces véhicules volants a déclaré qu’elle verserait aux enfants pauvres qui ne déjeunent pas le matin 2 cennes noires pour chaque milliard de dollars rendus dans leurs grosses poches pleines, un geste remarquable et d’une très grande générosité.

Dans le futur, la technologie aura tellement d’influence dans toutes les sphères de l’existence humaine qu’il deviendra absolument impossible de s’en priver, surtout pendant qu’on se décrassera la poche dans la baignoire, sans quoi il sera inimaginable de survivre à un horaire de vie normal, et nous mourrons tous dans d’atroces souffrances et ce ne sera rien d’autre que la fin des temps du monde entier.

17 mars 2008. Crosse rien'que. 6 commentaires.

« Du jamais vu »

Comme quoi deux têtes valent mieux qu’une, double bravo à ces deux brillants journalistes de cyberpresse qui ont écrit le plus hilarant de tous les articles de journaux que nous ayons eu la chance de lire dans nos tristes vies, et dieu sait qu’il y en a en simonaque. Voici l’article en question fraîchement copié-collé ici, pour votre bon divertissement, avec en prime quelques-uns de mes commentaires à la fin.

La tempête frappe de plein fouet

par Mathieu Perreault et Catherine Handfield, La Presse

Du jamais vu. Avec des conditions routières qualifiées de «critiques» par le ministère des Transports, la tempête de neige d’hier a provoqué deux carambolages, la fermeture d’une vingtaine de routes et d’autoroutes et d’innombrables sorties de routes. Et fait tout à fait exceptionnel: la STM a demandé à la population en soirée de cesser de prendre les autobus et de se rabattre sur le métro.

L’aéroport international Pierre-Elliott-Truedeau a pour sa part suspendu temporairement ses activités.

Montréal s’est transformé en gigantesque nuage de neige, ce soir, quand la tempête a dépassé les prédictions les plus apocalyptiques. Les vents ont frôlé les 100 km/h.

Les conditions de routes exécrables ont provoqué le cauchemar des automobilistes. Vers 16h40, un carambolage s’est produit sur l’autoroute 40 en direction ouest, à la hauteur de Lavaltrie. L’accident a fait 10 blessés, dont une fillette de sept ans. L’enfant se trouve dans un état critique à l’hôpital Saint-Justine.

Une vingtaine de minutes plus tard, un autre carambolage s’est produit sur l’autoroute 30 à la hauteur de Verchères. La SQ ignore le nombre et voitures impliquées et le nombre de blessé.

Visibilité nulle

À 20h, la visibilité était qualifiée de réduite à nulle partout de la région de l’Outaouais à Québec. Le ministère des Transports qualifiait les conditions routières de «critiques».

Dès le milieu de la soirée, le Ministère des Transports a commencé à fermer des routes. Vers 20h30, pas moins d’une vingtaine d’entre elles étaient fermées au Québec, dont la 30 à Verchères et la 15 Nord à Blainville. Sur la route 337 à Saint-Roch-de-l’Achigan, le blizzard avait carrément enseveli des voitures y circulant, de sorte que les déneigeuses du ministère des Transports ne pouvaient plus passer.

La Sûreté du Québec a rapporté d’innombrables sorties de routes et de nombreux accidents sans blessés graves un peu partout dans la province.

L’arrondissement de Ville-Marie a décidé de commencer dès demain matin le déneigement de certaines portions du centre-ville, pour éviter une congestion monstre lundi matin, lors du retour des vacances d’hiver.

La journée avait commencé très différemment. Nombre de Montréalais se sont réveillés surpris du peu de neige – deux centimètres – qui était tombée dans la nuit de vendredi à samedi. En milieu de journée, une petite tempête de deux heures a laissé deux autres centimètres. Les rapports apocalyptiques en provenance de l’Ontario, où la police avait dû cesser de répondre aux appels des automobilistes coincés sur les autoroutes, semblaient exagérés.

Mais la neige a recommencé à tomber vers 15h, et le vent s’est rapidement mis de la partie. Dès 16h, on voyait à peine à plus d’un coin de rue en ville. Environnement Canada a émis un avertissement de vents violents. La quantité de neige totale n’est pas énorme : entre 20 et 30 centimètres, moins que durant les grosses tempêtes de décembre. «Ce sont les vents qui rendent la tempête plus impressionnante», a expliqué M. Cantin.

L’hiver a été rude pour les citadins et le mobilier urbain. Déjà vendredi, les toits d’une station-service et d’une usine d’armoires de cuisine de Saint-Jérôme, ainsi que d’une usine de structures d’acier de Terrebonne, se sont effondrés sous le poids de la neige. Samedi, c’était au tour d’une aréna de Louiseville.

À La Plaine, les pompiers ont dû inspecter des fissures à l’aréna, mais ont conclu qu’elles ne touchaient pas le toit, seulement les murs ; un parent a toutefois contacté La Presse pour critiquer la décision de tenir les matches de hockey comme prévu.

Enfin, si je peux me permettre : il peut être intéressant de noter que nous sommes actuellement en hiver, saison du froid, de la neige, du vent, du grésil et du blizzard, des chars qui restent pognés dans les bancs de neige et/ou qui ne démarrent pas, des accidents routiers causés par la glace noire et les pneus quatre saisons, et qu’un regroupement de toutes ces caractéristiques a lieu plus ou moins une fois par semaine de chacun des mois de cette saison, et que c’est exactement de même que ça se passe depuis au moins un ostie de boute. En ce sens, il pourrait être pertinent de se questionner à savoir pourquoi exactement les deux journalistes bien de chez nous -et donc bien familiers de ce climat hivernal violent et québécois que nous connaissons tous- ont cru bon d’écrire comme premiers mots de leur article l’expression qui sert normalement à caractériser des événements que nous n’avons effectivement jamais vus : « du jamais vu ». Quand même, y’a fait mauvais, mais je pense que dans le temps de ma grand-mère, y ventait fort aussi.

Bref, ceci pour dire qu’il faut lire les journaux. Ils sont vraiment remplis d’informations de choses fascinantes.

9 mars 2008. Actualités et autres crosseries. 7 commentaires.

Radio torche-marde

La Première Chaîne de Radio-Canada est plate, ennuyante, prétentieuse, inintéressante, péteuse, emmerdante, etc. On le sait entre autres depuis que Christiane Charette anime la plus dull de toutes les émissions de radio de la radiophonie au grand complet, non pas une fois par semaine, mais tous les jours du lundi au vendredi, dès 9h00. Et ça dure quand même un gros deux heures et trente minutes. Et c’est reparti tous les jours à 22h pour exactement le même deux heures et trente minutes déjà diffusé le matin, pour celles et ceux qui ont manqué, ou encore, pour les masochistes qui voudraient réécouter -et il y en a, semble-t-il. Bref, c’est une radio archiplate qu’il est toujours préférable de ne jamais syntoniser quelles que soient les circonstances. À côté de ce ramassis de marde, de lichage de cul, de musique poche et de bavardage inutile, le silence est un bonheur qu’il ne faudrait surtout, surtout pas sous-estimer.

Pourtant, nos braves amis du quotidien Le Devoir, quotidien qui ne se gêne pas pour s’autoproclamer « libre et indépendant » et « au service d’aucune idéologie ni d’aucun parti politique », et que « c’est librement qu’il s’engage à défendre les idées et les causes qui assureront l’avancement politique, économique, culturel et social de la société québécoise », bref, nos valeureux amis du Devoir disais-je, nous renvoient constamment à des émissions de la Première Chaîne dans des publicités subtiles qui nous suggèrent de ne pas rater telle ou telle entrevue dull, à telle heure, tel jour, etc. Ainsi, cette semaine Le Devoir nous suggère dans un article de sa section « société » de ne pas manquer, dans le cadre de l’émission « L’Autre midi à la table d’à côté » présentée sur la Première-Chaîne évidemment, un entretien entre deux grandes écrivaines et figures de la scène artistico-culturelle de notre beau Québec générateur d’ostie de cochonneries de marde : Marie-Sissi Labrèche et Jeanette Bertrand. Marie-Sissi, romancière, responsable du navet Borderline et journaliste aux magazines pour débiles mentaux Filles Clin d’oeil, Clin d’oeil et d’autres affaires plates du genre, et Jeanette, qui n’a plus tellement besoin de présentation si ce n’est qu’elle est « la » personne âgée du paysage télévisuel québécois, et même « la femme du siècle », depuis que le Salon de la Femme de 1990 l’a proclamée ainsi. Et sur le site de Radio-Canada, cette émission figure dans le répertoire de la « radio en profondeur« .

Ce qui est surprenant dans toute cette histoire, c’est que jamais au grand jamais on aurait osé imaginer qu’une rencontre au sommet entre le top de la quétainerie et le comble du mantantisme pouvait laisser émerger des affaires tellement profondes qu’on croirait bon de nous informer de ladite rencontre au moins trois jours à l’avance. Pour ceux que ça intéresse, et de grâce restez dans l’ombre, l’émission en question sera diffusée samedi le 1er mars.

28 février 2008. All about crossage. 13 commentaires.

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